Le but de cet article est d’encourager chaque lecteur à prendre sa place dans la grande moisson de Dieu.
Depuis plusieurs années, le Seigneur utilise différentes crises pour préparer les cœurs à revenir à Lui. Dans le même temps, il appelle ses enfants à profiter de Ses actions pour moissonner de son travail.
En cette saison nouvelle de moisson abondante, retenons que cette dernière est d’abord celle du Seigneur et que nous devons reconnaître sa responsabilité pour ce que nous ne pouvons pas faire, mais assumer la nôtre quant à tout ce que nous devons faire.
Notre responsabilité est claire
D’abord, l’adorer d’un cœur entier, proche de lui et des lèvres pures.
Ensuite, intercéder pour les nations car Sa maison est appelée une maison de prière pour toutes les nations. Notre monde est plein de valeurs renversées et a besoin d’intercesseurs. Enfin, le rendre célèbre dans toutes les générations, en exaltant sa grandeur par son image en nous, notre obéissance à son style de vie et notre témoignage fidèle.
Le psalmiste l’exprime ainsi dans le Psaume 45 : Mon cœur bouillonne pour prononcer une parole excellente; je dis: Mon œuvre sera pour le roi; ma langue sera comme la plume d’un écrivain habile…. Je rendrai ton nom célèbre dans tous les âges; aussi les peuples t’honoreront à toujours, à perpétuité.
L’objectif de cette saison est que les peuples l’honorent, la France, le Cameroun, le Congo mais cela ne se fera pas sans intentions. Nous devons préméditer nos actions.
Tout comme Christ montait sur la montagne (de la transfiguration) puis redescendait vers les foules. Nous devons monter sur les montagnes de prière et de jeûne pour recevoir ce que Jésus veut donner à ceux qui ne montent pas encore. Ainsi tout commence sur cette montagne avec un désir, celui de voir Jésus.
Nous le savons, Jésus est dans la ville, nous savons toute sa renommée mais souvent nous sommes empêchés de le voir à cause de notre petite taille (orgueil, raisonnements, position) et de la foule qui obstrue la vue (occupations, difficultés, inquiétudes, pressions).
Mais comme Zachée, nous devons ajuster notre désir aux différents obstacles afin d’adorer le Roi qui veut demeurer chez nous. L’adoration nous permet de voir Jésus. Voir Jésus nous permet d’être transformé, être transformé nous permet de l’exprimer ayant su comme les psalmistes qu’Il est le plus beau, le plus grand, le plus fort… Le seul digne de recevoir nos prières et capable d’y répondre. Ainsi, s’il exauce les requêtes les plus difficiles, quelles requêtes ne saurait-il exaucer ?
C’est ainsi que nous devons le présenter. Et comme dit un de nos prédicateurs: “Si nous présentons Jésus dans ses œuvres alors, Jésus se présentera.”
Frères et sœurs, au cœur de sa vision, nous devons devenir experts en l’art de présenter Jésus car sa grandeur réclame qu’il soit “élevé, comme un étendard sur le pays, pour montrer à tous la vérité, et le chemin vers le ciel.”
C’est ce que je souhaite partager avec nous comme un désir que je veux mien mais que je souhaite nôtre car l’œuvre d’un collectif dépasse toujours les efforts de l’individu.
Notre génération accuse un retard de 10 ans dans la moisson du Seigneur. Depuis 2016, il nous annonce la conquête. La population croît mais les moissonneurs restent peu nombreux.
« Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson ? Voici, je vous le dis : levez vos yeux, et regardez les campagnes qui blanchissent déjà pour la moisson. » Jean 4.35
Jésus instaure une vérité concernant la moisson, c’est qu’elle n’est point en préparation mais, depuis bien des temps, elle est prête, juste là, sous nos yeux. Des champs vastes d’hommes aimés de Dieu qui attendent. Des cœurs mûrs criant à l’aide désirant la bénédiction du ciel et le repos de Dieu mais ne le trouvant point.
Comment répondre à ces cris ?
Jésus est déjà descendu pour poser le fondement de la victoire dans ce combat mondial et générationnel que Dieu mène chaque génération contre les ténèbres. Autant le diable a des agents en fonction, autant Dieu bâtit une armée en fonction. Et nous devons nous y engager en choisissant qui nous voulons servir. Josué 24.15
Le combat commence par un défi personnel :
- Suis-je formé pour annoncer l’Évangile au quotidien comme une arme de guerre ?
- Ma foi est-elle transmissible comme un média de masse?
- Est-ce que je sais expliquer, aimer, écouter, encourager, prier, accompagner en toutes circonstances ?
L’évangélisation n’est pas une improvisation. Elle demande du feu, de la discipline et de la formation. De la qualité, pour représenter fidèlement le Christ. Et de la quantité, parce que chaque jour compte et que chaque âme a une valeur éternelle.
En Christ, la richesse ne se mesure plus en possessions matérielles, mais en âmes gagnées, formées pour Dieu. Chaque âme qui revient au Père provoque une joie indicible dans le Ciel. Le ciel célèbre ce que la terre banalise et renvoie à la terre tout ce dont elle a besoin pour produire plus encore.
Dans le principe de Dieu, nous devons semer pour récolter. Le roi Salomon a surpris le cœur de Dieu en Lui offrant 22 000 sacrifices d’animaux, il a récolté au-delà de ce que son cœur désirait, une sagesse que nul roi n’eut ni avant, ni après lui en plus de la richesse et de la renommée car la sagesse du pauvre est méprisée des hommes.
Et si, aujourd’hui, Dieu attendait ce type d’offrande mais en nombre d’âmes prêchées ?
Et si cette saison 22 000 âmes entraient en contact avec l’Evangile par le feu qui est en toi ? Pourquoi ne pas essayer? Et atteignant chacun selon sa capacité mais de tels niveaux sont possibles par l’amour, la formation et la discipline.
L’heure n’est plus à regarder ailleurs, Matthieu 6.33, l’heure est à l’urgence. Ephésiens 5.16. Se former aujourd’hui à évangéliser, c’est aimer et transformer demain.
Refuser la formation, la discipline, c’est laisser la Moisson abondante du Seigneur sans moissonneurs. C’est refuser de moissonner pour Dieu, c’est refuser de moissonner le meilleur de Dieu.
Alors, stp, lève les yeux, prépare-toi. La moisson est déjà là !
Christopher TAKOUDJOU




