Témoignage : Le diable a menti, Dieu a vaincu

Bonjour à tous,

Je suis la sœur Marlene et je vous livre mon témoignage.

Je viens d’accoucher d’un petit garçon pour lequel je rends grâce à Dieu.

Ma grossesse n’a pas été facile, elle a été jalonnée par des allers-retours hebdomadaires à l’hôpital. Alors que je n’avais jamais eu de problème pour mes précédentes grossesses je sentais que celle-ci était particulière. Alors je me préparais dans la prière, je priais pour la santé de mon bébé avec le passage de Esaïe 66;9 Est-ce moi qui ouvrirais le ventre maternel pour ne pas laisser un enfant naître? dit l’Eternel. Moi qui fais naître, empêcherais-je d’accoucher? dit ton Dieu. (Esaïe 66:9) et je priais pour moi, pour un accouchement sans grandes difficultés.


A deux mois de la date présumée de l’accouchement, j’ai été hospitalisé pendant 2 jours dans l’unité des grossesses à risques. Les médecins m’ont dit que le col était ouvert et que je devais rester sous surveillance. Par la grâce de Dieu tout s’est bien déroulé jusqu’à la date.

Enfin, mi-septembre je me rends à l’hôpital, le travail a commencé.

A mon arrivée aux urgences de l’hôpital, prise en charge direct par les soignants sans problème. Apres examen, il s’avère que le travail est avancé et on me demande si je souhaite la pose de la péridurale. Bien évidement j’accepte, il était hors de question pour moi d’accoucher sans la péridurale. Alors une anesthésiste arrive et me prépare à la pose, je demande à ce que mon époux reste pour me soutenir. Elle démarre alors le processus de pose, mais se rend compte qu’elle a des difficultés à la poser car mon dos n’est pas droit.


Elle tente une première fois, l’aiguille passe sur le côté gauche de ma colonne vertébrale, je ressens une forte pression, très désagréable et avec les contractions qui s’enchaînent, cela devient très douloureux et je n’arrive pas à m’apaiser. Elle ressaie une seconde fois, et je ressens l’aiguille plus à droit mais elle n’est toujours pas sur l’espace péridural (qui est censé être au centre de la colonne vertébrale et se trouve avant la moelle épinière .


Après 5 mauvaises tentatives, elle parvient à injecter l’anesthésie. Le produit fonctionne au bout de quelques minutes et je me sens apaisée. Le travail ayant avancé, le bébé s’est présenté et est sorti au bout de 5 minutes. Oui cela a été très rapide. J’étais émerveillée et en compagnie de mon époux nous rendions grâce au Seigneur pour l’arrivée de notre bébé. Dans l’attente d’une chambre, nous sommes restés un moment dans la salle de travail.

Après un échange téléphonique avec l’apôtre, nous lui annoncions que l’accouchement s’était bien passé et que bébé et moi-même allions bien. J’ai regagné ma chambre dans l’après-midi. Mais en fin de journée vers 18h-19h j’ai commencé à ressentir une forte migraine et une raideur à la nuque. Mon cou semblait bloquée et la migraine était très intense: je fais appel aux soignants et j’explique les symptômes. On me répond que c’est peut être dû à une mauvaise posture et on me remet une poche de glace et des médicaments. Mais plus le temps avançait et plus la douleur devenait insupportable.


Je leur ai signalé que je n’arrivais pas à m’occuper du bébé et que ça n’allait vraiment pas. J’ai passé la nuit avec les médicaments tant bien que mal. Je ne comprenais pas d’où venais la douleur et étais dans l’interrogation. Parler m’étais très difficile avec la migraine, j’étais gênée par la lumière et le bruit autour de moi. J’avais du mal à prier, mais dans mon cœur je demandais à Dieu de m’aider et me faire grâce.

 Le lendemain dans la matinée, l’anesthésiste en chef se présente et m’explique qu’au su des symptômes ressentis, il semblerait qu’il y ai eu une mauvaise pose de la péridurale. Une pose ratée qui a entraîné une brèche. Elle m’explique qu’en résumé il s’agit d’une fuite, qui a pour effet de diminuer la quantité totale de liquide céphalo-rachidien dans le cerveau et de baisser la pression intracrânienne. Que cette brèche qui a atteint le cerveau est à l’origine des migraines et autres douleurs que je ressens, et que pour colmater cette brèche il faut repasser au bloc et effectuer une ponction lombaire avec mon sang, un blood-patch.


A cette annonce je suis choquée, dans l’incompréhension totale. J’ai les larmes qui coulent avec la douleur. L’anesthésiste me propose de réfléchir si je souhaite repasser au bloc. 

Elle m’explique que cette intervention peut ne pas marcher mais en règle générale s’il s’agit bien d’une brèche que ça résout le problème: je lui demande pourquoi ne pas passer par d’autres examens afin d’évaluer s’il ne s’agit pas d’autres choses avant de repasser au bloc elle me répond que non, elle est convaincu que c’est ça le problème.

Elle en était convaincue mais je n’étais pas rassurée par ce passage au bloc. J’intercédais intérieurement en disant au Seigneur je ne comprends pas ce qui se passe mais sois au contrôle. J’étais convaincue qu’Il m’entendait même dans mes silences. J’étais entre douleur, tristesse et colère (pourquoi cela m’arrivait-il ? Je disais au Seigneur je viens de donner naissance et je ne peux même pas m’en réjouir ni m’occuper de mon bébé, pourquoi?) Le Seigneur m’enseigne encore aujourd’hui qu’être dans la prière ne nous exempt pas des épreuves, mais que ces épreuves sont là pour nourrir notre foi et nous faire mûrir.


Frères et sœurs à cet instant je comprenais que l’ennemi voulait m’ôter ma joie et mon bonheur. Je proclamais que je refuse que le malin me vole ma joie. Après prières et réflexion, j’ai accepté l’intervention. Je me suis rendue au bloc et ils ont effectué la ponction lombaire: je suis restée en salle de réveil pendant 2 h, avec mon mari. Mon bébé était resté avec le personnel soignant.

Après avoir regagné la chambre je suis restée en observation et mon mari devait rentrer. Je ne me sentais pas mieux mais les douleurs avaient diminués.

Le lendemain je n’étais toujours pas mieux et l’ai signalé au médecin. De nouveau l’anesthésiste en chef est venu me voir en me disant qu’il était probable que le blood-patch* n’ai pas fonctionné au premier passage et qu’il faille repasser au bloc.

Malgré la douleur et les interrogations, la seule chose pour laquelle j’étais convaincue était que le Seigneur n’allait pas m’abandonner et que ça irait mieux. La douleur était tellement intense que j’étais en larmes. Je devais repasser au bloc dans la journée du vendredi mais l’anesthésiste avait eu plusieurs interventions et était fatiguée. Elle m’a expliquée qu’intervenir de nuit ne serait bénéfique ni pour elle ni pour moi alors nous avons reporté au lendemain.


Je suis retournée au bloc le samedi matin. Contrairement à la première fois et malgré l’intensité de la douleur, j’étais sereine. Sur la table d’opération ces mots résonnaient dans mon cour « je suis tranquille, car tu es là 🎼, je suis tranquille car Tu es là ». Là où les hommes ont failli, notre Dieu est puissant pour réparer car la Bible dit de Lui qu’Il est le réparateur des brèches, celui qui rebâtit là où il y’avait des ruines.

L’intervention étant passée, je suis retournée dans la chambre quelques heures après. Le Seigneur n’agit pas seulement en fonction de nos prières, oui Il nous entend et Il nous exauce. Mais au-delà de cela Il agit en fonction de l’alliance qu’Il a faite avec nous. Pendant cette épreuve j’avais du mal à prier, mais une armée de l’Eternel s’était levée en prière « les servantes debout » ainsi que mes proches. Dieu a entendu vos prières, et s’est souvenu de l’alliance qu’Il avait fait avec moi. 

Il est écrit dans Josué 1:5 « Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j’ai été avec Moïse; je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point ». Il agit toujours fidèlement à sa parole.


Quelques heures après l’intervention, j’ai constaté que la douleur avait disparue, j’avais l’impression que l’on m’avait retiré un casque sur la tête et quelle fut ma joie de pouvoir reprendre mon fils dans mes bras et le garder pendant la nuit.

Le dimanche après-midi, les médecins étaient unanimes pour me laisser sortir. J’étais dans une immense joie de pouvoir rentrer auprès des miens et m’occuper de mon fils. Les médecins m’ont prévenu que j’aurais des douleurs lombaires encore quelques temps mais qu’après ça irait mieux.

Le diable ne dort jamais, quelques jours après j’ai été prise de nouvelles douleurs plus fortes au niveau du dos (blocage, après la position siège impossible de relever avec le bébé etc.). J’étais épuisée physiquement et mentalement. Avec mon époux nous n’avons cessé de prier sur cette période. 


Nous avons pris autorité et déclaré sur cette situation, que le diable est un menteur et qu’il ne me ravira plus ma joie. Il n’y a aucune montagne que Dieu ne puisse pas aplanir, aucune situation qu’Il ne puisse pas maîtriser. Aujourd’hui, par la grâce de Dieu j’ai retrouvé ma forme physique et je bénis le Seigneur pour la victoire qu’Il m’a accordé.


Parce que nous sommes ses témoins, Il nous rend vainqueurs en toutes circonstances. La bible dit qu’Il appuie notre témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté.» (Hébreux 2:4 ).

Ce n’est pas la formalité de la prière qui compte mais la sincérité du cœur. Que ce témoignage puisse vous fortifier.


* Une brèche péridurale, c’est lorsque l’aiguille de la péridurale vient perforer le canal qui se trouve juste avant la moelle épinière, canal dans lequel circule le fameux liquide céphalo-rachidien qui entoure entre autres les méninges, donc le cerveau.

*Le blood-patch consiste en l’injection de sang autologue (du patient lui-même) dans l’espace péridural pour colmater la brèche méningée. Il s’agit du traitement le plus efficace en cas de non-guérison spontanée du syndrome post-PL dans les 48 à 72 heures.


     

                                                                                                                           Soeur Marlène

Soyez transformés

« Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. »

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