Avez-vous déjà entendu cette expression : « Une bouche fermée ne mange pas » ?
À première vue, elle paraît évidente. Après tout, pour manger, il faut bien ouvrir la bouche! Une bouche fermée ne peut recevoir aucune nourriture.
Mais cette expression va bien au-delà de l’aspect physique. Elle nous rappelle une vérité. Et cette vérité est que, ce qui sort de notre bouche a de l’importance.
Dans le monde naturel, nous ouvrons notre bouche pour recevoir la nourriture qui nourrit notre corps. Dans le monde spirituel, notre bouche joue également un rôle essentiel. Dieu nous a donné une langue, non seulement pour communiquer, mais aussi pour déclarer, bénir, témoigner, prier et proclamer sa vérité.
Car nos paroles ne sont pas de simples mots qui disparaissent aussitôt prononcés. Elles portent du poids. Elles influencent notre cœur, notre foi et parfois même la direction de notre vie.
C’est pourquoi la Bible déclare :
« La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; quiconque l’aime en mangera les fruits. »
Proverbes 18:21
Lorsque j’ai découvert ce verset, une question s’est imposée à moi : si Dieu dit que la vie et la mort sont au pouvoir de la langue, alors pourquoi accordons-nous si peu d’importance à nos paroles ?
Combien de fois avons-nous déclaré sur nous-mêmes :
« Je n’y arriverai jamais. »
« Rien ne marche dans ma vie. »
« Je suis incapable. »
« Ma situation ne changera jamais. »
Nous pensons parfois que ce ne sont que des mots. Pourtant, la Parole de Dieu nous enseigne que les mots ne sont jamais anodins. Ils portent une direction. Ils nourrissent une réalité. Ils façonnent notre manière de voir et de vivre.
Depuis le commencement, Dieu Lui-même nous montre la puissance de la parole.
Lorsque la terre était informe et vide, Dieu n’a pas commencé par agir avec ses mains. Il a commencé par parler.
« Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. »
Genèse 1:3
Quelle scène extraordinaire !
L’obscurité couvrait tout, mais Dieu n’a pas décrit les ténèbres. Il a proclamé la lumière.
Il n’a pas parlé de ce qui était visible ; il a parlé de ce qu’il voulait voir apparaître.
Et c’est souvent là que se trouve notre difficulté.
Nous parlons facilement de nos problèmes, mais beaucoup moins des promesses de Dieu.
Nous décrivons nos obstacles, nos peurs, nos limites. Pourtant la foi agit différemment. La foi ne nie pas la réalité, mais elle refuse de lui donner le dernier mot.
C’est pourquoi l’apôtre Paul écrit :
« J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. »
2 Corinthiens 4:13
Remarquez l’ordre.
Il ne dit pas : « J’ai parlé pour croire. »
Il dit : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. »
La parole de foi naît d’un cœur qui s’appuie sur Dieu.
Lorsque Jésus fut tenté dans le désert, il aurait pu discuter avec Satan. Il aurait pu argumenter. Pourtant, à chaque attaque, une même réponse sortait de sa bouche :
« Il est écrit… »
Parce que la véritable autorité ne vient pas de nos opinions, mais de la Parole de Dieu.
Lorsque nous déclarons ce que Dieu dit sur notre vie, notre famille, notre avenir ou notre ministère, nous ne faisons pas de la pensée positive. Nous nous alignons simplement sur la vérité divine.
Il y a des saisons où tout semble contredire les promesses de Dieu.
Abraham était âgé.
Sara était stérile.
Lazare était mort depuis quatre jours.
Pourtant Dieu a toujours eu le dernier mot.
C’est pourquoi il est dangereux de laisser nos circonstances dicter nos paroles.
Ce que nous répétons continuellement finit souvent par influencer notre cœur. Et ce qui remplit notre cœur finit par orienter notre vie.
L’apôtre Jacques compare la langue à un gouvernail. Un gouvernail est petit, presque insignifiant lorsqu’on regarde un grand navire. Pourtant, c’est lui qui détermine la direction du bateau.
Nos paroles fonctionnent de la même manière.
Elles orientent notre regard.
Elles influencent notre foi.
Elles conditionnent parfois nos décisions.
Alors aujourd’hui, prenons un instant pour nous examiner.
Que sort-il le plus souvent de notre bouche ?
Des paroles de découragement ou des paroles d’espérance ?
Des paroles de peur ou des paroles de foi ?
Des plaintes ou des actions de grâce ?
Une bouche fermée ne mange pas.
Mais une bouche remplie de foi nourrit son âme, fortifie son entourage et proclame les promesses de Dieu jusqu’à les voir s’accomplir.
Choisissons donc de parler comme Dieu parle.
Car la vie et la mort sont au pouvoir de la langue.
Et Dieu nous appelle à choisir la vie.
Elodie O.




