Nous avons la grâce immense de vivre notre foi librement. Nous pouvons entrer dans une église sans craindre une attaque, prier en famille sans nous cacher, célébrer les fêtes chrétiennes dans la paix. Cette liberté, nous la vivons tellement naturellement que nous risquons parfois de la considérer comme normale. Pourtant, elle ne l’est pas. Dans de nombreuses régions du monde, croire en Christ expose à la violence, à la peur, à l’exil, parfois même à la mort.
Les événements tragiques survenus au Nigeria pendant les célébrations de Pâques 2026 nous rappellent brutalement cette réalité.
Pâques 2026 : des attaques meurtrières au Nigeria
Le dimanche des Rameaux, un quartier majoritairement chrétien de Jos a été pris pour cible par un groupe armé. Au moins 27 personnes ont perdu la vie dans cette attaque soudaine et brutale.
Quelques jours plus tard, le jour même de Pâques, des églises et plusieurs villages chrétiens ont été attaqués à leur tour. Des fidèles ont été tués, d’autres enlevés. Dans l’État de Benue, 26 personnes ont été assassinées lors d’assauts coordonnés.
Les violences ont continué après les fêtes, portant le bilan total à plus de 50 morts. Parallèlement, plus de 150 personnes en majorité des femmes et des enfants ont été kidnappées.
Ces attaques ne sont pas des événements isolés. Elles s’inscrivent dans un climat d’insécurité chronique où les communautés chrétiennes vivent sous la menace constante.
Source : Portes ouvertes Suisse
Ne pas fermer nos cœurs
Alors que nous célébrons nos cultes dans la paix, il serait dangereux de laisser notre confort endormir notre compassion. La liberté dont nous jouissons n’est pas un acquis universel. Elle doit devenir un moteur de gratitude, mais aussi un appel à la responsabilité.
Nous ne pouvons pas détourner le regard. Nous ne pouvons pas laisser l’indifférence s’installer. Nous ne pouvons pas oublier que nous faisons partie d’un même corps.
L’Église a la responsabilité spirituelle de porter dans la prière celles et ceux qui souffrent pour leur foi. Leur combat doit devenir notre intercession. Leur douleur doit devenir notre veille. Leur espérance doit devenir notre engagement.
Voici quelques sujets de prière pour soutenir nos frères et sœurs persécutés
- Pour les familles endeuillées
- Consolation et paix intérieure
- Guérison des traumatismes
- Soutien spirituel et émotionnel
- Pour les personnes enlevées
- Protection physique et psychologique
- Libération rapide
- Courage dans l’épreuve
- Pour les communautés chrétiennes ciblées
- Renforcement de la foi
- Unité et entraide
- Résilience face à la peur
- Pour les autorités
- Sagesse dans les décisions
- Mise en place de mesures de sécurité
- Volonté réelle de protéger les populations
- Pour la paix durable
- Réconciliation entre groupes
- Fin des violences armées
- Transformation des cœurs
- Pour les églises et organisations sur place
- Ressources suffisantes
- Protection des responsables
- Impact concret de leurs actions
Un appel à rester éveillés
Notre liberté de culte est une bénédiction. Mais elle devient un piège si elle nous rend insensibles à la souffrance de ceux qui ne l’ont pas. En tant qu’Église, nous sommes appelés à veiller, à prier, à soutenir, à nous tenir debout pour ceux qui ne peuvent pas le faire.
Parce que pendant que nous prions librement, d’autres paient le prix fort. Et nous ne devons jamais l’oublier.
Elodie OUFFOUE




