Silence, tais-toi

 Il y a des saisons dans la vie où l’on a l’impression que tout part en même temps c’est à dire la santé, peut-être la paix dans la maison et la joie du matin. Des choses que l’on pensait solides, et qui semblent soudainement fragiles. Ce n’est pas une coïncidence. La Bible nous le dit clairement : Satan est un voleur. Et il ne vole pas n’importe quoi. Il cible ce qui est précieux. Ce qui compte. Ce qui fait du bien. Il s’en prend à ta joie, à ta tranquillité, à ta foi, à ta vie de prière, à ce qui te fait tenir debout.

« Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire. » — Jean 10:10

Mais ce même verset ne s’arrête pas là. Jésus continue :

« Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. » — Jean 10:10

Deux réalités dans un seul verset. L’ennemi vole. Mais Jésus donne. Et ce que Jésus donne, personne ne peut te l’arracher.

 

Comprendre ce que l’ennemi cherche vraiment

Quand Satan te vole quelque chose, ce n’est jamais la fin en soi. Derrière chaque vol, il y a une intention. Il veut te pousser à abandonner Dieu. Il veut t’installer dans l’angoisse, dans le doute, dans la dépression. Il veut toucher ta foi.

Regarde bien les combats que tu traverses. Certains ont été permis précisément pour bouger ce que tu crois. Pour te faire dire : à quoi ça sert de prier ? À quoi ça sert de croire encore ? Est-ce que Dieu m’entend vraiment ?

C’est là que se joue le vrai combat. Pas dans la situation elle-même, mais dans ce que tu vas choisir de croire à travers elle.

Et la réponse à ce combat, c’est la prière. Non pas parce que prier résout tout immédiatement, mais parce que prier maintient le lien. Prier, c’est refuser de laisser l’ennemi te couper de ta source.

Ne cesse pas de prier parce que tu traverses une période difficile. Au contraire. Que cette période soit celle où tu te réveilles encore plus tôt, où tu jeûnes encore plus, où tu cherches Dieu encore plus intensément. C’est dans ces moments-là que ta vie de prière devient un acte de résistance.

 

Les problèmes ne sont pas ce qu’ils semblent être

Il y a quelque chose que l’on a du mal à accepter quand on souffre : les problèmes arrivent à tout le monde. Pas seulement aux faibles. Pas seulement à ceux qui manquent de foi. À tout le monde, sans exception.

Mais voilà ce que la Parole nous apprend sur eux.

Les problèmes sont passagers.

Il n’existe aucune épreuve éternelle pour l’enfant de Dieu. La maladie qui t’épuise aujourd’hui, le dossier qui ne se débloque pas, la situation qui s’étire en longueur. Tout cela a une limite. Si les épreuves des années passées ont pris fin, celle-ci aussi passera.

Chaque problème vient avec une leçon.

Derrière chaque épreuve, Dieu cache un enseignement. La bonne question à poser n’est pas seulement « Quand est-ce que ça va s’arrêter ? » mais aussi « Seigneur, qu’est-ce que tu veux que je retienne de cette saison ? » Cette question change tout. Elle transforme l’épreuve en école.

Dieu prépare en toi un sujet de témoignage.

Abraham était vieux et stérile. Sara était désespérée. Anne était humiliée. Et pourtant, leurs noms sont devenus des sujets de foi pour des générations entières. Dieu permet parfois que tu traverses ce que tu traverses pour qu’un jour, quelqu’un d’autre se relève grâce à ton histoire.

Aujourd’hui tout le monde veut porter le nom de Sara, d’Anne, d’Abraham. Mais qui voulait vivre ce qu’ils ont vécu ? Ce que Dieu fait en toi dans l’obscurité, il le montrera à la lumière.

 

Ne quitte pas Sa présence

Il y a une dernière chose que je veux te dire, et c’est peut-être la plus importante.

Parfois, Dieu permet une épreuve non pas parce qu’il veut te voir souffrir, mais parce qu’il veut te voir revenir. Revenir dans sa présence. Se rapprocher de lui. Il y a des moments où Dieu crée une situation qui te pousse vers lui, parce que c’est là qu’il veut te trouver.

Anne priait chaque année. Elle revenait chaque année dans la maison de Dieu, avec sa douleur, avec ses larmes. Et c’est là, dans cette fidélité douloureuse, que Dieu l’a rencontrée.

Ne quitte jamais la présence de Dieu à cause d’une épreuve. C’est exactement là que l’ennemi veut t’emmener.

Il y a une image dans les Évangiles qui dit tout. Jésus et ses disciples traversent la mer en barque. Une tempête se lève, violente, terrifiante. Les vagues secouent tout. Les disciples commencent à perdre des choses, à jeter ce qu’ils peuvent par-dessus bord. La panique s’installe.

Et Jésus dort.

Ils le réveillent. Et quand il se lève, il ne s’agite pas, il ne court pas dans tous les sens. Il parle à la tempête. Il dit : silence, tais-toi. Et le calme revient.

Cette barque, c’est peut-être ta famille. Ton mariage. Ta maison. Ton corps. Ton avenir. Et la tempête secoue depuis un moment. Des choses ont bougé, des choses ont été perdues en chemin. Mais Jésus est dans la barque avec toi.

La question n’est pas : est-ce que Dieu voit ce que je vis ? La question est : est-ce que je le réveille ?

 

Lève-toi dans ma maison

Alors voici ce que je t’invite à faire. Pas une longue liste de choses à accomplir. Juste deux prières simples, sincères, à porter devant Dieu.

La première : dis à Jésus de se lever dans ta situation. Dans ta maison, dans la vie de tes enfants, dans ton mariage, dans ta santé. Invite-le à se lever là où la tempête secoue.

La deuxième : ordonne le silence à ce qui secoue. Tu as cette autorité en Christ. Ce n’est pas de la présomption, c’est de la foi. Parle à la tempête comme Jésus l’a fait, avec la certitude que sa Parole tient toujours.

Monte encore dans la foi. Monte encore dans la prière. Monte encore dans la recherche de Dieu. Ce que tu vis n’aura pas le dernier mot.

« Nous sommes pressés de toutes parts, mais non pas écrasés ; dans la détresse, mais non pas au désespoir ; persécutés, mais non pas abandonnés ; abattus, mais non pas perdus. » — 2 Corinthiens 4:8-9

Ce que le voleur cherche à te prendre, Dieu peut le restaurer. Et ce qu’il t’a donné en Christ, personne ne peut te l’arracher.

Tiens bon. Ne quitte pas Sa présence. La tempête s’arrêtera.

 

 

                                                                                                                                                                                        Ruddy M.

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« Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. »

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